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Croire aux changements de forme que peuvent subir certains êtres face à un sorcier, une fée, un dieu, est attesté de tout temps et de tous pays. Parfois la métamorphose est l’apanage souverain des dieux, parfois elle est simple jeu de l’imaginaire, commun aux enfants et aux poètes. Toujours, elle comble notre goût secret pour le merveilleux.
Nos sociétés modernes ne font plus place à ces croyances que dans certaines superstitions populaires, ou dans les contes de fées où les citrouilles se transforment en carrosses. Les métamorphoses ne font plus partie des châtiments ou des récompenses divins.
Pour les Anciens, cette forme de miracle était fréquente : mode d’intervention de Dieu pour sauver son peuple, dans la Bible, ou pour expliquer l’origine d’une montagne, d’une plante, d’un animal, comme dans la mythologie grecque, la métamorphose implique une relation directe entre les dieux et les hommes.
Pour étudier la métamorphose, nous en verrons d’abord les caractéristiques : le métamorphoseur (qui ?), le métamorphosé (qui ?), le résultat (en quoi ?), la procédure (comment ?)
Dans un second temps, nous en aborderons la portée morale et symbolique (pourquoi ?)
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